Résumé chapitre par chapitre d’Un sac de billes

« Un sac de billes » de Joseph Joffo est un récit autobiographique qui a captivé plusieurs générations de lecteurs. Refusé par plusieurs grandes maisons d’édition, le livre a été publié en 1973 par Jean-Claude Lattès après avoir été remanié au niveau de l’écriture avec l’aide de Patrick Cauvin. Son succès a été fulgurant. “Un sac de billes” a été traduit en 18 langues et vendu à plus de 20 millions d’exemplaires. Nous suivons les péripéties de la fuite de Joseph et son frère Maurice à travers la France de l’Occupation. Le récit se lit à travers les yeux de son auteur et on y retrouve toute la fraicheur de l’enfance. “Un sac de billes” a été porté à l’écran par Jacques Doillon en 1975.
La suite de cette histoire a été publiée en 1977 sous le titre de « Baby-foot » et la période précédant 1941 a été relatée par le même auteur dans « Agates et calots ».

Résumé de « Un sac de billes »

Chapitre 1
L’action début en 1941 alors que la France est occupée par les forces nazies. La famille de Joseph est de confession juive et habite à Paris dans le 18e arrondissement. Le père de Joseph est coiffeur, il tient un salon avec ses deux fils aînés, Albert et Henri. Leur appartement se trouve juste au-dessus. Sa mère s’occupe de la maison. Le jeune Joseph est le cadet de la famille de cinq enfants et est alors âgé de 10 ans. Il a trois frères et une soeur. Il est particulièrement proche de son frère Maurice, de deux ans son aîné. Ils fréquentent tous deux l’école Ferdinand-Flocon. Comme tous les enfants, ils jouaient au ballon, aux osselets et couraient librement dans la rue. Cette vie jusque là heureuse et insouciante s’est brutalement arrêtée. Dès 1941, les lois anti-juives se font sans cesse plus prégnantes, entrainant brimades et restrictions. L’attitude de deux soldats allemands venus se faire coiffer dans le salon de M. Joffo ne laisse rien augurer de bon pour l’avenir.

Chapitre 2
En 1942, Joseph et sa famille, héros d’Un sac de billes sont obligés de coudre l’étoile jaune sur leurs vêtements. L’enfant est alors victime des railleries et des coups de ses camarades de classe et se retrouve exclu de leurs jeux. Les enseignants semblent terrorisés. L’existence des camps de concentration n’était pas encore connue et personne n’était conscient, dans la famille de Joseph ou dans leur communauté, des menaces que le port de l’étoile pouvait faire courir sur eux. La prise de conscience face à la réalité des persécutions n’en est que plus brutale lorsqu’elle se fait à travers les yeux d’un enfant aussi jeune que Joseph à l’époque. Face à la montée de la violence, les enfants cessent de fréquenter l’école.

Chapitre 3 d’Un sac de billes.
C’est au cours de ce chapitre que nous comprenons le sens du titre du livre : Joseph échange son étoile jaune avec son copain Zérati contre un sac de billes.
Peu de temps après, la famille Joffo prendra la décision de fuir en zone libre car ils craignent pour leur vie en raison du racisme ambiant. Albert et Henri, les deux frères aînés de Joseph avaient déjà trouvé refuge à Menton, alors en zone libre, quelques mois auparavant. Ils y avaient ouvert un salon de coiffure.

Chapitres 4
Joseph et Maurice partent seuls en direction de Dax, leurs parents devant les rejoindre dans cette ville après avoir réglé leurs affaires. On peut être surpris par cette décision de les laisser partir seuls mais c’est une façon de les protéger. Ils ont confiance dans la capacité de leurs enfants à se tirer des situations difficiles. Le voyage vers la zone libre va se révéler plus compliqué que prévu. Les enfants sont livrés à eux-mêmes et doivent se montrer extrêmement vigilants pour ne pas se faire arrêter par les nazis omniprésents. Les enfants doivent se débrouiller entièrement seuls pour manger et dormir. Ils doivent sans cesse ruser pour échapper à l’arrestation et trouver de l’argent. Ils adoptent instinctivement un comportement de grandes personnes. Maurice, de deux ans l’aîné de Joseph, se sentira toujours un peu responsable de son frère et fera preuve d’un courage à toute épreuve. Malgré son jeune âge, il occupera de petits boulots pour assurer leur survie à tous les deux.

Chapitre 5 de Un sac de billes
Les enfants peuvent finalement franchir la ligne de démarcation à Hagetmau malgré le fait qu’ils n’ont pas de papiers. Maurice, très débrouillard, arrive à faire passer dans la nuit un groupe de plusieurs dizaines d’autres personnes et empoche ainsi 20000 francs. On peut être surpris de l’aplomb d’enfants aussi jeunes mais leur fuite les a fait grandir plus vite et ils doivent faire preuve d’une grande maturité pour survivre au milieu d’adultes qui semblent avoir perdu la raison.

Chapitre 6
Les deux garçons peuvent ainsi rejoindre Marseille, puis Menton où ils virent la mer pour la première fois. Tout au long du trajet, ils ont vu des gendarmes français arrêter des Juifs. Ils doivent surmonter de nombreuses épreuves durant leur périple. Menacé d’arrestation près de la gare, Joseph se fait passer pour le fils d’un passant supposé être propriétaire du cinéma de quartier. Maurice et Joseph retrouvent leurs deux frères aînés et parviennent à vivre normalement pendant quelque temps. Joseph a pu travailler comme gardien de troupeau dans la montagne tandis que son frère Maurice était employé dans une boulangerie. Plusieurs mois plus tard, ils apprennent que leurs parents ont été arrêtés à Pau. Ils sont internés dans le stade de la ville, alors rattaché au tristement célèbre camp de Gurs. Henri intervient pour les faire libérer en prétendant qu’ils n’étaient pas juifs. La préfecture de Paris a confirmé cette information sans qu’on sache réellement pourquoi. Peu de temps après, les deux frères aînés sont convoqués au STO (Service du travail obligatoire) et décident de quitter Menton pour rejoindre leurs parents à Nice.

Chapitre 7
La famille du livre Un sac de billes est enfin réunie à Nice en septembre 1942. Les enfants peuvent retrouver les bancs de l’école et retrouvent une vie quasi normale. En fin d’année, Joseph reçoit un prix de lecture et son frère un prix de gymnastique. Ils travaillent également au bistrot Tite. La région est occupée par l’armée italienne qui n’adhère pas à la politique nazie d’arrestation systématique des Juifs. L’atmosphère est plutôt bon enfant avec l’occupant, Joseph apprend à un soldat italien à parler français. Maurice et Joseph nouent des contacts avec certains soldats et mettent en place quelques trafics de nourriture (riz, tomate, huile). Le marché noir leur a permis de survivre dans cette époque très difficile. Les parents écoutent Radio Londres et suivent les victoires allemandes sur le front russe. Pour l’anniversaire de la maman, la famille lui achète une broche et une machine à coudre.

Chapitre 8
Le répit ne dure qu’un an. L’Italie capitule devant les forces alliées qui avaient débarqué en Afrique du Nord en novembre 1924 et en Sicile en juillet 1943. Les troupes allemandes reprennent le contrôle de la zone anciennement occupée par les Italiens et intensifient leur répression contre les populations juives. Un millier de soldats arrivent en gare de Nice, avec des membres des SS et de la Gestapo. Les dénonciations sont quotidiennes et les arrestations systématiques. La famille Joffo doit fuir de nouveau. Joseph et Maurice se retrouvent de nouveau séparés de leurs parents. Les parents des principaux personnages d’un sac de billes sont envoyés dans un camp pour la jeunesse à Golfe-Juan (Moisson Nouvelle). Ce camp favorable au régime de Vichy est géré par les Jeunes Compagnons de France. Comme ils doivent travailler, ils choisissent l’atelier de poterie de Vallauris mais préfèrent ensuite travailler aux cuisines. Plusieurs centaines de garçons vivent dans ce camp, dont quelques Juifs. Ils se lient d’amitié avec Ange Testi, d’origine algérienne. Les parents essaient de survivre en se cachant sur Nice. Alors qu’ils s’étaient rendu brièvement en ville pour accompagner Ferdinand, l’intendant du camp, venu se faire faire des faux papiers, les deux frères sont arrêtés par la Gestapo, alors installée à l’hôtel Excelsior. Le jeune Joseph s’interroge sur la brutalité du soldat qui les garde et l’absurdité de son attitude. La guerre prend toute sa dimension violente et inhumaine.

Chapitre 9
Les deux frères sont longuement interrogés pendant plusieurs semaines. Maurice prétend être en possession de passeports catholiques. Leurs parents leur avaient ordonné de toujours nier qu’ils étaient juifs en cas d’arrestation. Les nazis le laissent partir pour chercher ces fameux passeports. L’aide du curé de la Buffa et de l’archevêque de Nice Rémond sera essentielle puisqu’ils plaideront en leur faveur et leur procureront les papiers nécessaires. Après un mois de captivité, ils devront fuir de nouveau. Là encore les enfants doivent faire preuve d’une grande vivacité d’esprit et d’une capacité d’adaptation hors norme pour leur âge. Les erreurs commises auparavant leur permettent de réagir à chaque fois de façon opportune pour sauver leur vie dans un environnement hostile où les mains tendues sont rares. A aucun moment, le récit ne bascule dans la haine ou la rancoeur malgré ces enfances volées. Même s’il décrit au quotidien la souffrance et la peur, le livre « Un sac de billes » reste optimiste jusqu’au bout.

Chapitre 10
Les deux enfants sont alors libérés et retrouvent le camp de Golfe-Juan. Leur père est arrêté en septembre ou octobre 1943 puis déporté. Les deux fils sont de nouveau menacés puisque leur identité juive est révélée et doivent s’enfuir du camp. Les enfants ne sont donc pas au bout de leurs épreuves. Ils fuient de nouveau après avoir échappé de justesse à la Gestapo. Ils font croire qu’ils se rendent au camp pour la jeunesse de Roanne, afin de pouvoir prendre le train sans être inquiétés. La famille se retrouve dispersée dans plusieurs régions. Joseph et Maurice retrouvent leur soeur et son mari à Ainay-le-Vieil dans le Cher où ils séjournent un temps. Ils ne peuvent rester car leur soeur a peur qu’ils soient victime d’un dénonciateur. Ils rejoignent alors leurs deux frères ainés et leur mère qui se trouvent à Aix-les-Bains en Savoie. Madame Joffo ne tardera pas à rejoindre la capitale et leur ancien domicile, n’arrivant pas à surmonter l’arrestation de son mari. Joseph mesure à quel point il a été éprouvé par tous ces événements. Il sait qu’il n’est plus un enfant et se sent extrêment fatigué par ces épreuves alors qu’il n’a encore que 12 ans.

Chapitre 11
Ayant dû de nouveau fuir, Maurice et Joseph tentent de retrouver une vie normale dans le petit village de R. Ce n’est qu’en 1998 que le nom de ce village sera révélé dans la postface du livre réédité en format poche, il s’agit de Rumilly. Maurice travaille comme employé d’hôtel. Joseph est maintenant assez âgé pour occupé un poste de coursier pour le libraire du village, Mancelier. Celui-ci est un pétainiste et antisémite convaincu et ignorera toute la guerre durant que Joseph est juif. Les tickets de rationnement et les privations rythment le quotidien. Le jeune Joseph découvre un amour pur et innocent avec Françoise, la fille du libraire. Le village est libéré en août 1944 suite à l’opération Dragoon. Joseph mentira pour sauver son patron en prétendant que celui-ci savait qu’il était juif, le sauvant ainsi d’une mort certaine. Le jeune garçon assurera le fonctionnement de la librairie jusqu’à la libération de Paris le 25 août 1944. Pendant cette période, il lit beaucoup. Joseph part une dernière fois dans l’espoir de retrouver sa famille après avoir vécu quatre années dans la peur. Il retrouve ses deux frères aînés et leur mère dans leur ancien salon de coiffure. Maurice pourra les rejoindre quelques jours plus tard. Le père de Joseph ne reviendra jamais de déportation. Fin de « Un sac de billes ».

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